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Et je regarde passer le train ... Mais que se passe t’il donc dedans ? Les trains, les gares, les voyageurs... Tout ce qui se passe entre les gares de Saint-Raphael et de Cannes. 

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Mardi 10 juin 2008

 

Affluence de voyageurs


par Dimitri Hommel

Vous l’avez déjà certainement remarqué, en cas d’affluence de voyageurs sur un quai de gare, puis à bord d’une rame, le conducteur du train ne peut pas toujours respecter l’horaire qui lui est donné pour prendre le départ, ou pour repartir après un arrêt sur son trajet.

Maîtriser les flux de voyageurs

Si un train Corail est supprimé par exemple, les voyageurs qui devaient l’emprunter vont chercher à prendre le suivant dans lequel ils n’étaient pas prévus. D’où quelquefois une petite bousculade sur le quai pour accéder aux places libres. Problème qui peut vite devenir sensible lorsque des personnes âgées ou handicapées figurent parmi ces voyageurs, ou lorsque ceux-ci sont encombrés de bagages. Dans ce cas, le temps de réguler cet afflux de voyageurs, et le temps que chacun trouve sa place, le train peut partir avec du retard. De même, lorsqu’un train arrive en gare et qu’il est déjà bondé, l’arrêt sera nécessairement plus long pour permettre aux voyageurs de descendre et de monter. Si la perte de temps peut sembler négligeable, de l’ordre de cinq minutes, imaginez que cette opération se répète à chaque gare desservie. A l’arrivée, les cinq minutes se transforment en dix, quinze minutes ou plus.

Retards cumulés

A ce retard qui s’allonge au fil du parcours peut aussi s’ajouter la question des correspondances. Les voyageurs d’une rame qui accuse un retard ne peuvent être présents au départ de leur second train en temps et en heure. Lorsque plusieurs centaines de voyageurs sont concernés, il n’est pas rare que le train en correspondance les attende avant de prendre le départ. C’est une réaction en chaîne : le retard d’un train se répercute souvent sur d’autres rames.


En ces temps troublés, il n'est pas rare d'observer cette manifestation sur les quais de gares...
Que ce soit en cours d'année, en période de vacances, ou comme TRES SOUVENT, en période de GRÊVE !

par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Mercredi 6 février 2008

Les problèmes de signalisation


par Cécile-Charlotte Bernet

1200 trains Grandes Lignes circulent chaque jour sur le réseau ferré français. Pour réguler ce trafic, la SNCF a mis en place une signalisation qui regroupe l’ensemble des équipements techniques conçus pour assurer la bonne marche et la sécurité du trafic ferroviaire. En France, les premiers signaux sont apparus en 1840 et ils étaient mécaniques. Depuis, ils sont lumineux pour les trains circulant sur les lignes dites classiques et « embarqués » pour ceux roulant sur les lignes à grande vitesse.
La signalisation sert à éviter les risques de « nez à nez » entre deux trains arrivant en sens opposé, le « rattrapage » d’un train par un autre, les collisions aux passages à niveau et les risques de déraillement (en ordonnant de réduire la vitesse des trains dans les portions les plus « sensibles » du réseau comme les virages, les aiguillages ou les zones de travaux.)


Sémaphores et carrés

Sur les lignes classiques, la signalisation est placée au bord des voies, elle est appelée signalisation latérale. Il s’agit, comme pour le code de la route, de feux tricolores. Les lignes sont divisées en canton, de longueur variable et délimités par des signaux. Le train ne peut y pénétrer que si celui-ci est libre.
Un feu vert indique au conducteur qu’il peut s’engager dans le canton et le feu orange est un signal d’avertissement ou de ralentissement. Le feu rouge simple, aussi appelé sémaphore, indique l’arrêt du train, qui peut néanmoins repartir à allure réduite. Le feu rouge double, ou carré, indique quant à lui l’arrêt absolu.


Les TGV et la signalisation embarquée


Pour les TGV, les feux tricolores de signalisation sont remplacés par une signalisation en cabine. Il est effectivement impossible de percevoir ces signaux lorsque l’on roule à plus de 300km/h !
Ce système, appelé TVM (Transmission Voie Machine), indique au conducteur la vitesse qu’il doit adopter au lieu de lui donner une indication de distance, comme c’est le cas avec la plupart des signaux classiques.
par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Samedi 26 janvier 2008

 

ACCELIO : une nouvelle ère à bord des trains


par Cédric Carles

2007 a marqué une nouvelle ère dans les trains, celle de la technologie à grande vitesse. Outre le développement du WIFI qui s’étendre progressivement aux trains, ne soyez plus étonné de découvrir une drôle de machine à la main des contrôleurs.


Qu’est ce que c’est ?


C’est désormais officiel : l’ensemble des 10 000 contrôleurs sera progressivement équipé d’un PDA professionnel (ordinateur de poche), avec un écran couleur et un clavier. Ce petit appareil ergonomique de 575 grammes remplace les 6.5 kg de documents et de procédures qui leur permettent d’assurer leurs missions (fascicules d’horaires et de correspondances, carnet de procès verbaux, carnets de titres de transport, etc.).

Ce projet, dans les cartons de la SNCF depuis 1995, s’est intensifié en 2003 grâce aux avancées techniques des PDA.
Le réseau Transilien d’Ile-de-France a inauguré cet outil fin 2004. Ses mille agents utilisent quotidiennement un PDA pour vérifier les billets dits de "télébillétique". Il s’agit des titres de transport vendus sous forme de carte à puce, comme la carte "ImagineR" pour les jeunes ou la carte orange annuelle, permettant un passage sans contact aux validateurs des métros et des RER.


Un outil s’adaptant à tous les billets


2007 a marqué la diffusion d’une nouvelle génération d’Accelio à l’ensemble des trains Transilen, mais aussi des TER et des trains Grandes Lignes. Avec le développement des technologies, cet outil permet dorénavant une lecture de tous les types de billets :

-  la télébilletique "sans contact" (cartes d’abonnement munies d’une puce du type "Navigo" en Ile de France ou "OURA" dans les TER du Rhône Alpes),
-  les nouveaux billets billets disposant d’un code barres 2D, imprimés à domicile via internet ou achetés au guichet ou aux Bornes Libre Service,
-  et bientôt le "ticketless" c’est à dire les voyages sans billets, déjà expérimenté sur TER. Le billet se matérialise par un SMS précisant toutes les informations nécessaires.


Un outil d’appui à l’information


Accelio permet d’autres utilisations :
-  de consulter tous les horaires SNCF. Par exemple, à la suite d’un retard, il permet de rechercher les trains suivants en cas de correspondances.
-  de donner des renseignements sur les trajets urbains dans les grandes villes (métro, tramway, bus) et d’afficher des informations touristiques.
-  de relier une imprimante portable, pas plus grande qu’un portefeuille, grâce à la technologie sans fil Bluetooth. Ainsi il permet l’édition de billets mais aussi de procès-verbaux en cas d’irrégularité.
-  de dresser un bilan journalier (titres vendus, amendes délivrées, incidents, etc.)

Conçu pour être évolutif, Accelio sera enrichi au fil du temps par de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, il permet de lire les billets du futur, depuis fin 2007, à code-barres 2D achetés au guichet ou au distributeur automatique.




 
 

Avec ce nouvel outil, le service rendu au client s’améliore encore, grâce notamment à la possibilité de délivrer des renseignements rapides et complets sur l’ensemble des horaires SNCF et des trajets urbains. Entièrement informatisée, la remontée des informations est plus rapide et la lutte contre la fraude plus efficace.

par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Lundi 3 décembre 2007

Un passage à niveau

 

Incidents aux passages à niveau


par Elise Moreau

Barrières qui restent bloquées, morceaux de bois sur les voies... Des incidents surviennent régulièrement sur les 17 000 passages à niveau qui jalonnent les voies ferrées. La circulation routière et celle des trains peut être ralentie, voir totalement interrompue. Avec quelquefois pour conséquence de nombreux retards.

Les risques de collision existent

En moyenne, 6 000 incidents se produisent chaque année, surtout des problèmes de fonctionnement : barrières cassées par des véhicules qui les ont forcées, ou barrières qui se bloquent en position haute (ouvertes) ou basse (fermées). Dans ces cas, la circulation est interrompue dans les deux sens de circulation pour les trains en direction du passage à niveau concerné. Elle reprend normalement quand le passage à niveau est réparé.
Des accidents avec des véhicules se produisent aussi parfois, ils sont heureusement assez rares : 80 collisions en 2004 par exemple. La circulation routière est plus ou moins importante aux abords des passages à niveau, selon leur implantation. Les risques sont beaucoup plus importants en ville.

Un radar sur les passages à niveau

En cas d’accident avec une voiture, un vélo ou un piéton, l’intervention est longue et le trafic peut être très perturbé. Selon la gravité de l’accident (une voiture peut par exemple s’encastrer sous un train) et s’il y a des victimes, les pompiers et la police interviennent et les retards peuvent atteindre plusieurs heures.
Pour prévenir ces accidents, la SNCF innove. Le premier radar posté sur un passage à niveau a été installé en mars 2005 à Lhommaizé, dans la Vienne. Il filme dans les deux sens tous les contrevenants qui ne s’arrêtent pas au feu rouge clignotant, signal de l’arrivée d’un train. Pour l’instant, aucune contravention n’a été dressée car le radar n’est utilisé que sous forme de test. Mais si son usage s’avère performant, il pourrait se généraliser.
par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Jeudi 1 novembre 2007

Aujourd'hui, je pense avoir résolu une énigme qui était pour moi un mystère.
Je résume: entre les gares de Boulouris et du Dramont, je disais cet été, "Pourquoi le mécanicien coupe l'alimentation de la rame, pour passer en roues libres sur cette portion de voie ?".

Et bien entendu, personne n'a été en mesure de répondre à cette question, encore moins les contrôleurs rencontrés sur ce trajet.
Je pense actuellement avoir une réponse à cela. En effet, aux abords de la voie on peut voir un panneau comme celui-ci :  Alors, à quoi sert il ?
Et bien voila la réponse:

Le Sectionnement
"Pour des raisons d'alimentation électrique on est obligé d'implanter des zones de sectionnement sur les lignes. En effet la même ligne ne peut être alimentée par la même source d'un bout à l'autre, et on peut donc avoir une ligne alimentée par deux centrales électriques différentes. Comme les deux sources de courant ne sont pas forcément en phase (en alternatif) on ne peut donc pas les relier entre elles. On installe donc sur la voie des sectionnements (zones non alimentées) entre les différentes sections d'alimentation. Pour le franchissement de ces zones, il faut que le courant soit coupé dans le train, afin d'éviter la formation d'arcs électriques. Si vous êtes dans un train de voyageur vous le constaterez par l'abaissement du niveau d'éclairage (si celui-ci est en marche), car l'ouverture du disjoncteur provoque le passage d'alimentation sur batterie, et dans ce cas toutes les lampes ne sont pas maintenues allumées."

et les signaux utilisés pour un sectionnement sont les suivants :

Indication à distance du sectionnement.

Marque de début du sectionnement.

Marque de fin du sectionnement.


Effectivement, ces panneaux sont bel et bien implantés sur cette section. Et seuls les TER Bleus sont concernés par les baisses de tension.
Voila donc le fin mot de l'histoire !

par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Mardi 2 octobre 2007

D'après quelques communiqués officiels au début du mois de septembre, le 11 (!) pour être précis, la SNCF à dévoilé sa nouvelle grille tarifaire qui entrera en vigueur le 07 octobre prochain. Pour ça, on peut leur faire confiance, ils ne se tromperons pas de calendrier...
En effet, un peu partout sur la toile, on peut trouver UN article sur le sujet, avec juste quelques modifications dans le texte, histoire de dire que les différents auteurs ne se sont pas copiés... ;-)
SncfEn voila deux sur le sujet:
sur l'Internaute : http://www.linternaute.com/actualite/societe/tarifs-sncf/tarifs-sncf.shtml

et sur GenerationMp3 : http://www.generationmp3.com/voyage/index.php/2007/09/14/170-nouveaux-tarifs-a-la-sncf-le-7-octobre

On peut remarquer d'étranges similitudes...

Enfin, tout ça pour dire qu'il y aura de nombreux changements, de nouvelles promotions, de nouvelles nouveautés, et oui, il l'on fait !
En fait, plus on va réserver tôt, moins le prix sera élevé. Et plus on va réserver tard, proche du départ, plus la facture sera salée... Donc, plus de départs à l'improviste ! Faut Planifier ! Dans certains cas, il y a tout de même une différence importante sur certains vols, euh, voyages. Bah oui, comme en avion...
 Pour les fanas de chiffres et de communiqué officiel, y'a qu'à aller sur :
http://www.entreprise-sncf.com/communiq/communiq806.html
pour consulter le dossier de presse et les différentes offres.
C'est plus simple que de paraphraser.

par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Jeudi 13 septembre 2007
Le CNO : la tour de contrôle

par Chloé Myard


Superviser la circulation des trains, veiller au bon déroulement du voyage ou encore informer et prendre en charge les passagers en cas d’importantes perturbations du trafic... Ce sont les missions du Centre National des Opérations (CNO). Inauguré le 15 décembre 1999, le CNO répond à un besoin de centralisation des informations afin de mieux gérer les problèmes de circulation. Avant cela, une entité nationale existait déjà mais sans aucune force de décision. Ses actions restaient donc très limitées. Situé dans la gare Saint-Lazare à Paris, le CNO regroupe désormais en un même lieu l’ensemble des services de la SNCF : infrastructure, voyageurs et fret. C’est le centre décisionnel et opérationnel pour l’ensemble de la circulation ferroviaire.


Décider vite en trouvant la solution la plus adaptée


Une centaine de permanents s’y relaie 24h/24 et 7jours/7 pour surveiller le trafic. A chaque incident, c’est toute une organisation qui se met en œuvre avec effervescence. Dès qu’un permanent du CNO est prévenu du retard d’un train, il en informe les gares situées sur la ligne puis les contrôleurs à bord des autres trains. Le CNO cherche alors la meilleure solution afin de limiter le retard du train et celui des rames qui suivent. Très vite, l’ambiance se transforme. Ce lieu, d’ordinaire calme, peut devenir une véritable fourmilière dans les situations de crise. Tous les permanents s’affairent alors à une tâche précise. Lorsqu’une locomotive est en panne par exemple, la mission du CNO est de trouver le matériel de remplacement et le moyen de l’acheminer sur place. Si cette panne bloque une voie, le CNO choisit de dévier la circulation des trains suivants pour contourner l’obstacle. Et si la situation l’exige, les voyageurs peuvent être placés dans d’autres trains, dans des bus ou dans des taxis, afin de les acheminer jusqu’à leur destination finale. Un travail de coordination difficile entre le CNO et les agents sur le terrain qui se fait à l’aide d’outils ultra-modernes (écran plasma et logiciels sophistiqués).


Informer les voyageurs


Autre objectif affiché à la création du CNO : développer un meilleur service d’information et de prise en charge des voyageurs. De Paris, les permanents diffusent donc l’information par le biais de différents médias, comme les panneaux d’affichage en gare ou le service d’information audio et internet de la SNCF (Infolignes). Pour une circulation optimale de l’information, toutes les décisions prises par le CNO concernant les voyageurs sont relayés sur le terrain par les Centres Régionaux des Opérations (CRO). L’information redescend aussi vers les contrôleurs à bord des trains et les gares concernées qui sont chargées de la diffuser. Grâce à sa vision d’ensemble du trafic national, le CNO est en mesure de prendre les décisions qui s’imposent afin de débloquer au plus vite un incident ayant des répercussions sur le trafic.


Les lieux


Le CNO est installé dans une longue pièce sans cloison, un "open space", dont les fenêtres donnent sur les toits de la gare Saint-Lazare. L’espace est divisé en trois postes de commandement, un pour chaque activité de la SNCF (infrastructure, voyageurs et fret). L’objectif est simple : chacun prend les décisions relatives à son domaine d’activité en coordination avec les autres services. En dehors des situations de crise, les permanents effectuent quotidiennement un travail de veille et de régulation du trafic ferroviaire. Pour cela, ils sont en liaison téléphonique et informatique avec les agents locaux. Tous les bureaux sont tournés vers des écrans géants qui affichent l’état du trafic par grandes régions et les retards en temps réel. Grâce à ces outils de pointe, les permanents du CNO évaluent l’impact d’une perturbation immédiatement, ainsi que les conséquences éventuelles sur d’autres rames. Ils prennent ensuite de façon concertée les mesures adéquates pour limiter les conséquences des perturbations sur le trafic.

Au Centre National des Opérations, trois permanents voyageurs supervisent la circulation des trains dans trois grandes zones géographiques : Atlantique, Nord-Est et Sud-Est. La ligne à grande vitesse sud-est fait l’objet d’une attention particulière car la circulation y est dense. Sur cette ligne, un TGV circule toutes les 3 minutes entre Paris et Lyon en période de pointe. La panne d’une rame par exemple peut rapidement provoquer des retards sur les trains suivants, et même dans le sens de circulation opposé.

De telles répercussions sur le trafic ne sont parfois pas très évidentes à comprendre pour le passager. C’est pour cette raison que le service Infolignes a été créé. Situé au coeur du CNO, ce service a pour objectif d’expliquer aux voyageurs, à travers divers supports média, les perturbations du trafic.


CRO : Centre Régional des Opérations


Le Centre Régional des Opérations assure le suivi de la circulation au niveau local, sur un périmètre donné. Dans un premier temps, ses agents organisent le trafic en allouant des zones de circulation, ainsi qu’un conducteur et un contrôleur pour chaque train. Ensuite, le CRO régule la circulation en temps réel et il gère les incidents qui perturbent le trafic. Et enfin, les responsables réalisent des statistiques de production. De la même manière qu’au CNO, toutes les activités SNCF (infrastructure, voyageurs et fret) sont regroupées dans un même lieu afin de coordonner les décisions. Bien sûr, le centre régional travaille en étroite collaboration avec le CNO, avec l’objectif de partager les compétences et les informations entre le terrain et l’entité nationale. Le premier CRO a été inauguré en avril 2004 à Montpellier. Au total, 23 centres régionaux sont opérationnels, un pour chaque région SNCF.
 

par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Jeudi 13 septembre 2007
 
Les bagages laissés sans surveillance

par Infolignes
 

Alors que les mesures de sécurité restent importantes et que la vigilance est de mise à chaque instant, un bagage laissé sans surveillance dans une gare, sur un quai ou dans un train - même quelques instants - peut engendrer de fortes perturbations du trafic.

Un bagage sans propriétaire apparent est immédiatement considéré comme un " bagage abandonné ". Si les recherches menées pour trouver son propriétaire n’aboutissent pas, ce bagage devient un " colis suspect ". Des mesures précisément définies (périmètre de sécurité, appel aux autorités, etc...) sont alors mises en œuvre. Après la levée des doutes (par les services compétents) et s’il ne s’agit vraiment que d’un bagage inoffensif, ce dernier devient un " objet trouvé ".

Des procédures bien rôdées

Les mesures prises sont sensiblement différentes si le bagage est découvert en gare ou dans une rame. En gare, des appels sont faits pour attirer l’attention des voyageurs et alerter le propriétaire éventuel du bagage. A bord d’un train, le contrôleur fait lui aussi des annonces pour tenter d’identifier le propriétaire. Si personne ne se manifeste, la plateforme de Rennes - chargée d’assister les contrôleurs - est avisée, elle prend les contacts nécessaires notamment avec le PC qui gère la circulation des trains et indique la conduite à tenir.

Un périmètre de sécurité est établi, une partie des circulations peut être momentanément interrompue, le PC sûreté est averti, il demande l’intervention des forces de l’ordre qui déclenchent si nécessaire l’intervention du service de déminage. Personne d’autre n’est autorisé à vérifier le contenu du bagage ou du colis.

A bord d’un train, le contrôleur - qui a une mission de sécurité - peut décider en coordination avec le Centre National des Opérations et les forces de l’ordre, de l’évacuation de la voiture concernée en attendant l’arrêt complet du train.

Une responsabilité collective

Le manque de vigilance peut être lourd de conséquences sur le trafic ferroviaire et entraîner des retards conséquents. Plusieurs milliers d’heures sont ainsi perdues chaque année. Les attentats de Madrid en 2004 et de Londres en 2005, ainsi que les fausses alertes qui les ont suivis ont également eu un impact sensible sur la ponctualité des trains.

Rappelons que tous les bagages doivent obligatoirement être identifiés et que le défaut d’étiquette mentionnant l’identité, l’adresse et le numéro de téléphone sur un bagage est une infraction.
 
par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Jeudi 13 septembre 2007
 
Les dérangements d’aiguillage

par Emmanuelle Lancien
 

Chacun sa route, chacun son chemin. Et chacun les moyens d’arriver à destination. Les trains, pour cela, filent sur des rails. Sur leurs parcours, ils rencontrent régulièrement des aiguillages qui permettent d’orienter les rames sur une voie ou sur une autre. Composées de deux lames amovibles, les aiguilles sont reliées à un poste d’aiguillage et elles sont actionnées à distance.


Interventions de nuit


Mais l’aiguille est une pièce très fragile. Il arrive donc qu’elle casse, qu’elle se torde au passage d’un train ou qu’elle soit détériorée en raison de la présence d’obstacles sur la voie.
Lorsque un incident se produit, le trafic peut être interrompu : les trains doivent alors emprunter une voie adjacente en attendant qu’une équipe intervienne sur les lieux pour réparer. Parce qu’elles prennent souvent du temps, en particulier lorsqu’il faut remplacer une aiguille cassée, les interventions s’effectuent souvent de nuit.


Réparation rapide


Il arrive aussi que la défaillance provienne de la transmission mécanique, une succession de tubes métalliques ou de fils d’acier qui assure la liaison entre l’aiguille et le moteur. A l’origine de cette rupture par exemple, une boîte de conserve ou un morceau de ballast sur la voie. Dans ce cas, la réparation peut s’effectuer plus rapidement, en une heure ou deux. Le temps de l’intervention, l’aiguille peut toujours être manœuvrée manuellement et la circulation n’est donc pas gênée.
Autre type d’incident recensé, le moteur qui grille comme une ampoule. Il faut donc le changer. Là encore l’aiguille peut toujours être manœuvrée par des agents durant la réparation. Et bien souvent une trentaine de minutes suffisent pour changer le moteur. Les trains peuvent alors de nouveau filer...
 
par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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Jeudi 13 septembre 2007
 
Les accidents de personnes

par Chloé Myard
 

Accident ou suicide. Tous les jours, au moins une personne est victime de ce type d’accident, sur ou aux abords des voies ferrées. Des situations dramatiques mais malheureusement assez fréquentes, qui ont des conséquences importantes sur le trafic et les voyageurs. Dès qu’une personne est accidentée ou blessée la procédure s’enclenche rapidement. « La circulation est immédiatement arrêtée, dans les deux sens, sur la ligne concernée. Et la SNCF fait appel aux secours utiles : les pompiers, puis la police ou la gendarmerie », explique Hervé Gonord, coordinateur au Centre National des Opérations basé à la Gare St Lazare. Le conducteur du train est, lui, relevé de son service et remplacé.

Les secours alertés


Selon la gravité de l’accident, deux situations sont possibles. Si la personne est légèrement ou grièvement blessée, elle sera rapidement évacuée par les secours. Par conséquent, le trafic pourra reprendre progressivement, dans des délais courts. Mais dans le cas d’un décès, les interventions sont plus longues et plus nombreuses. La police judiciaire intervient pour mener l’enquête, ainsi que l’identité judiciaire pour les photos, puis les pompes funèbres. « Il faut compter au minimum deux heures de retard pour le train concerné, et environ une heure pour les autres trains grandes lignes circulant sur la même voie ».

Contourner l’accident


Pour désengorger la circulation, la SNCF tente de trouver la meilleure solution possible. « Si le réseau le permet, nous orientons les trains suivants sur une autre trajectoire afin de reprendre le trafic. Et bien sûr, les contrôleurs informent, en temps réel, la clientèle à bord ». En 2004 par exemple, 460 personnes ont été victimes de ce type d’accidents. Pour éviter cela, la SNCF ne peut qu’informer et sensibiliser les voyageurs au danger.
 
par JLo publié dans : Documentation Ferroviaire
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