Ce matin, un départ trop tôt. La nuit est toujours présente sur la ville. Rien ne bouge, à part quelques lumières de ci de là dans des habitations encore endormies. Peu de voitures également,
roulant tous phares allumés dans des rues sombres, à peine éclairées par des éclairages public faiblissants. Juste un projecteur naturel nous surveille du haut de la nuit, sous la forme d'un
disque irrégulier, tel un visage connu de tous.
Une gare calme, comme endormie, sans chahut, de simples voyageurs matinaux attendant leur train, se blotissant dans leurs manteaux et autres vestes parfois un peu légères par ce temps instable et
incertain.
Aujourd'hui, j'ai pu avoir la confirmation qu'il a bel et bien des habitants permanents dans la gare, et en dehors des volatiles communs. Ces habitants sont discrets, ne se montrent pas ou peu,
sont rapides, vifs et certe curieux mais aussi très craintifs; se nourrissant de quelques restes éparpillés de tout ce qui peut trainer par terre, et entre les rails. J'avais eu l'occasion à
plusieurs reprises d'en appercevoir dans la gare de Cannes. Et voila donc la confirmation, par deux fois cette semaine, qu'ils sont parmis nous, à Saint-Raphael...
Le soleil lui aussi semble avoir du mal à se lever ce matin. Il reste timide derrière quelques nuages sur la mer, ne laissant traverser que quelques rares rayons lumineux rouges et orangés, à
peine de quoi éclairer l'horizon.
Bref, un voyage tout ce qu'il y a de tranquille, calme pour ce dernier jour de la semaine et du mois où il faut aller travailler...


Mais
pour des pépettes !!!